Quelque part entre le bien et le mal

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Christophe Molmy, 

A paraître, 18 Janvier 2018 aux éditions de La Martinière.

 

Ce qu’en dit l’éditeur : 

« Un roman policier magistral, entre le réalisme d’Engrenage et l’humanité de Vargas. Un second roman attendu du chef actuel de la BRI de Paris, qui est un coup de maître. »


Quelque part entre le bien et le mal, c’est un policier à cinq voix. Chapitre après chapitre, le lecteur découvre un nouveau personnage, qu’il soit du côté de la justice ou du côté des malfrats. A priori, chaque personnage rencontré est indépendant des autres : il a sa propre histoire, son propre passé, ses propres projets.

Franck Schmidt, manouche de Montreuil prépare avec son frère une attaque de distributeurs de banque. Cette opération n’étant pas la première, tout devrait bien se passer, ils sont rodés, préparés, habitués.

Philippe Lelouedec et son équipe de la PJ sont sur une affaire d’enlèvement. Ils prennent en filature le ravisseur, lors du rendez-vous convenu pour échanger la rançon. Le dispositif déployé est conséquent, le suspect ne devrait pas pouvoir s’échapper.

Coline, une jeune recrue du commissariat de Paris doit, encore une fois, annoncer à une mère le suicide de sa fille. Devant la photo de la victime, elle hésite : la tresse, la robe, la pendaison, le manque de lettre d’adieu… La mise en scène lui rappelle deux autres scènes de crime. Coline s’emballe alors : tiendrait-elle enfin l’affaire qui lui permettra de sortir de l’ombre?

Renan, ex-commandant de la Police Judiciaire prend enfin ses fonctions dans un commissariat de banlieue. Après des années de service mouvementées, il s’accorde enfin un peu de repos avec sa nouvelle compagne et le fils de celle-ci. Il tente de faire disparaître ses démons, grâce à l’aide de Sacha, son meilleur ami, avocat.

Et puis, il y a cet homme, pourchassé par ses démons, par cette « bête noire », ce chien meurtrier, ces pulsions profondes. La bête qui le ronge, qu’il avait pourtant réussi à dompter, ressort des profondeurs et demande, avec avidité, plus de sang. Plus de peur, plus de victimes, plus de rage. Arrivera-t-il à surmonter les attentes de ce molosse enragé ?

« Tous ces personnages vont se rejoindre en un seul destin, s’exploser sur le même mur. Celui de la vérité et la justice. Du pardon et de l’enfer. »

Sans titre 7

J’ai reçu le manuscrit de Quelque part entre le bien et le mal, en service de presse, en épreuves non corrigée, donc je n’avais aucun résumé à me mettre sous la dent, si l’on excepte le speech de l’éditeur. Ne sachant absolument pas à quoi m’attendre, je n’avais aucune appréhension, aucun avis formaté. Je ne connaissais pas Christophe Molmy, avant ce roman, je ne connaissais pas son style, ses histoires, son imagination et son suspens.

i m p r e s s i o n   g é n é r a l e : j’ai eu un peu de mal à me plonger entièrement dans l’histoire, pendant les 30 premières pages. Je ne voyais pas l’intérêt de nous présenter autant de personnages qui n’avaient à priori aucun rapport entre eux. Je mélangeais les enquêtes, les noms des personnages, les histoires. Et puis, à partir de l’arrivée de ce personnage noir, inconnu et meurtrier, tout s’enchaîne. Le lecteur tombe rapidement dans la lecture et tourne les pages sans plus pouvoir s’arrêter. Finalement, les liens apparaissent entre les personnages, les fils se tissent, tout devient de plus en plus clair.

l e   s t y l e    d e    l ‘ a u t e u r : lecteurs, soyez prévenus. Christophe Molmy est dans le métier. Il connaît donc tous les termes judiciaires et policiers. Ne soyez pas surpris si vous trouvez des termes techniques, des abréviations ou des initiales. Un peu dérangeant au départ, l’histoire finit par nous embarquer et l’on oublie rapidement le vocabulaire technique. Outre les termes policiers, nous avons également quelques discussions en langage manouche. Ces dialogues sont traduits en notes de bas de page mais la lecture reste fluide quand même. Le fait que chaque chapitre soit écrit du point de vue de l’un des différents personnage nous coupe dans les différentes enquêtes et permet d’instaurer une énorme dose de suspens. Fluide, technique et agréable, sont les trois adjectifs que j’utiliserais pour décrire le style de Christophe Molmy.

l e   p e t i t   p l u s : le meurtrier à la bête noire. Rentrez dans la tête d’un psychopathe, d’un tueur en série qui se bat contre ses pulsions. Découvrez comment elles se matérialisent, comment ce « chien noir » repère ses victimes. Qui est-il ? Pourquoi tue-t-il ces jeunes filles ? Pourquoi cette mise en scène ? Pour moi, c’est l’histoire qui m’a le plus accrochée, retournée, interrogée. Le lien entre ce tueur en série et Coline, jeune analyste du commissariat, est fort. Elle veut absolument découvrir qui il est, et lui fait tout pour cacher son identité. Pourtant ils se connaissent…

e n   b r e f : un roman policier qui mélange terrain, investigations, malfrats et administratifs. Les destins croisés de cinq personnages, tous atypiques, qui essayent de se reconstruire ou de s’élever ; 350 pages de tension, sur la ligne étroite entre le Bien et le Mal.


« Malgré le tumulte, le bruit des pas et des conversations qui résonnaient, il avait l’impression d’être à l’écart du monde. Il n’était déjà plus lui-même. Une vague d’émotions s’abattait sur lui. Dans un ultime réflexe, il essaya de hurler, de briser le sort. Elle emprunta un couloir en direction de la sortie. Il bouscula un homme pour la rejoindre, s’enfonça dans les ténèbres et perdit le contrôle. »
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2 commentaires sur « Quelque part entre le bien et le mal »

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